November 9, 2004

 

Garou retourne à Paris.
Michel Dolbec, Presse Canadienne, Paris
Plus de deux ans et demi après avoir triomphé au Palais omnisports de Bercy, Garou effectue son grand retour à Paris.

Photo AP
Garou durant un spectacle en Suisse au mois de juillet.

L'ancien Quasimodo de la comédie musicale Notre-Dame de Paris s'est installé mardi soir au Zénith (environ 6000 places) pour une série de quatre concerts-événements.

Ces concerts parisiens constituent le point d'orgue de la tournée française de Garou, qui vient elle-même prolonger la «tournée mondiale» qu'il a entreprise en mars dernier au Québec. Lorsqu'elle se terminera en décembre à Nice, celle-ci aura conduit le Québécois dans une dizaine de pays, comme la Russie et le Liban. Au total, Garou aura donné 75 concerts, dont une quarantaine en France.

Le retour de Garou à Paris est clairement un événement. Pourtant, le chanteur à la voix rauque a choisi de limiter ses efforts de promotion dans les médias. Le journal Le Parisien lui a consacré mardi un long article. France 3 a diffusé un reportage sur sa tournée dans l'édition nationale de son téléjournal. Garou de son côté a enregistré quelques émissions de télévision. Mais on ne peut pas dire qu'il se soit précipité sur tous les plateaux télé pour parler de son «actualité».

«On fait de la promo, mais la priorité absolue, ce sont les spectacles, expliquait mardi après-midi son gérant Mario Lefèvre. Garou a toujours dit que les disques étaient d'abord une carte de visite. Garou est un gars de scène et le public le sait, puisque les salles sont pleines.»

Le Sherbrookois a connu en France une ascension fulgurante. Révélé par Notre-Dame de Paris, il a accédé au statut de star en quelques mois seulement, pour ne pas dire quelques semaines, avec Seul, son premier disque solo, vendu à 2,2 millions d'exemplaires. Son deuxième album, Reviens, n'a pas eu le même impact (on parle pour l'instant de 800 000 exemplaires vendus), mais cela n'a entaché ni le prestige du chanteur ni l'optimisme de Mario Lefebvre.

«Le disque ne fera peut-être pas aussi bien que le premier, mais il va s'en approcher, pense son imprésario. C'est un album qui s'installe dans la durée et qui aura une longue vie, malgré les bouleversements que connaît l'industrie du disque.»

Il est vrai que Reviens n'a pratiquement pas quitté le «Top album» français depuis sa sortie, il y a un an. Il s'était dès lors installé en troisième place (sans atteindre comme Seul la première position). Depuis, il monte et descend au fil des semaines, continuant résolument son petit bonhomme de chemin. Cette semaine, il figure ainsi à la 69e place du palmarès, alors qu'il était à la 57e il y a sept jours. Le retour du Québécois sur le devant de la scène française devrait logiquement le faire remonter.

En plus, deux chansons de Garou tournent en ce moment à la radio : La Rivière de notre enfance, son duo avec Michel Sardou, et L'aveu. Difficile dans ces circonstances d'échapper à l'«effet Garou».