November 30, 2004

 

15/11/2004 - 09h25
Garou casse la baraque au Zénith.
Agnès Gaudet - Journal de MOntréal


Paris – Près de 6 500 fans ont salué le dernier spectacle de Garou au Zénith de Paris ce week-end, sous un tonnerre d’aplaudissements. Un Zénith en feu et un Garou de dynamite.
Le chanteur québécois terminait une série de quatre soirs au Zenith de Paris samedi, avant de prendre quelques jours de repos en prévision du sprint final de sa tournée Reviens.
Réputés pour être un public difficile, les fans parisiens réunis dans la salle n’avaient rien de blasé. Dès la première chanson, Prière indienne, tout le monde tapait des mains et surtout des pieds bruyammant sur le plancher.

Communion

En France, Garou a un effet hypnotique sur la foule, qui réagit à ses moindres paroles et exécute toutes ses demandes : chanter, lever les bras, se lever debout. Garou est en communion totale avec le public. Il touche les mains tendues, joue avec la foule, plaisante.
Le chanteur et ses musiciens choristes interprètent même Mon père et pis ma mère, rengaine tirée de notre folklore. C’est délicieux et les gens adorent.

Copain ou idole

Les fans de Garou sont de tous âges, 15 à 45 ans en moyenne, et très démonstratifs. Les plus jeunes apportent des affiches On t’aime Garou, des animaux de peluche qu’ils lancent sur scène, ils connaissent les paroles de ses chansons par cœur et les chantent avec lui, même celles… en anglais. Les fans québécois viennent voir un show, les français viennent vivre un show, nuance Garou, qui apprécie les deux styles.
À Montréal, Garou est le copain qu’on saluerait sans trop de gêne avec une tape dans le dos. En France, il est l’idole. «Nul n’est prophète en son pays», plaisante le chanteur.
Depuis son rôle de Quasimodo dans Notre-Dame de Paris, le public français lui est resté fidèle. «C’est notre chouchou, disent ses fans interrogés à leur arrivée. Son charme donne la chair de poule. On aime sa voix cassée, sa présence sur scène, son charisme, sa mentalité de Québécois, sa joie de vivre et son optimisme. C’est notre préféré depuis Notre-Dame, assurent-ils tous.» Garou en est conscient : Tout ça grâce à une femme, Esméralda, dit-il sur scène, avant d’entamer Seul.
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Santé bien rétablie

Son spectacle Reviens, qui avait été conçu en prévision du Zénith, avec Denis Bouchard à la mise en scène, prend toute sa force à Paris.
Il a évolué dans le bon sens depuis Montréal. L’ordre des chansons a été légèrement modifié. Les éclairages et effets spéciaux se sont raffinés. C’est gigantesque et impeccable. Garou donne une impressionnante performance autant physique que vocale et termine avec l’exigeante chanson L’Adieu a cappella. Devant une telle réussite, on est fier d’être Québécois.
Garou revenait à Montréal cette semaine pour quelques jours de congé, retrouver sa fille Emelie, trois ans, à qui il téléphone tous les jours, mais qu’il n’avait pas vue depuis six semaines. Il va aussi travailler sur son album en anglais, presque terminé, à New York. Il reprendra le 25 novembre la tournée française, qui se terminera officiellement le 20 décembre, après avoir chanté dans presque tous les Zénith de France, des salles de 4 500 à 7 000 places.