8 avril 2004 8 avril 2004

Garou- FAQ

Avec le cirque médiatique qui l'entoure, l'interprète, autrefois bossu, avoue assister à la mort de sa créativité en répétant jour après jour les mêmes réponses, faute de nouvelles questions. Pourtant, une fois dans la roue, est-il si facile de se détacher du prémâché, même avec des questions variées? Après un peu de réticence, Garou a accepté de jouer le simple jeu. Voir a soumis au chanteur populaire le questionnaire de Bernard Pivot.

Votre mot préféré?
"Sans aucune hésitation, "authenticité". Je le répète souvent et c'est cliché, mais il n'y a que l'authenticité que je veux dégager. Beaucoup la faussent et ça devient alors difficile pour ceux qui sont vraiment authentiques de le montrer.

Le mot que vous détestez?
""Hypocrisie". Dans mon métier, il y a beaucoup d'hypocrites et ils nous font perdre un temps précieux. En fait, ce sont tous les gens qui manquent d'honnêteté qui nous font ralentir. Je me considère chanceux, puisque je ne me suis fait avoir que très peu souvent. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai connu une ascension rapide. J'ai le karma d'un "mangeux de...""

Ce qui vous excite?
"La spontanéité. L'album Reviens a été fait rapidement pour cette raison. J'ai toujours plus de misère à trouver le filon en français puisque ce n'était pas mon école, alors je voulais lui donner le même sentiment qu'un band qui tripe à jouer live, comme à l'époque où je jouais dans les bars. "

Ce qui vous éteint?
"L'influence médiatique déplacée. Malgré que le monde médiatique européen soit bien différent d'ici, il est facile de devenir méfiant. Il faut chercher à se le moins possible et à changer les réponses le moins possible pour ne pas qu'elles soient mal interprétées. Alors les réponses en viennent à être toutes préparées dans notre tête, ce qui enlève la spontanéité justement."

Votre juron, gros mot ou blasphème favori?
"[Rires]. Disons que je suis très varié là-dedans."

Le son, le bruit que vous aimez?
"Le rire de ma fille."

Le son, le bruit que vous détestez?
"Une perceuse dans un hôtel. Je ne sais pas pourquoi, mais il y a toujours des rénovations lorsque je couche à l'hôtel. Et lorsque je couche à la maison, c'est le train qui me réveille. Pas moyen de dormir nulle part."

Le métier que vous auriez aimé faire?
"[Longue indécision]. Archéologue."

Le métier que vous n'auriez pas aimé faire?
"Manager d'un artiste comme moi. Je ne serais simplement pas capable de vivre avec moi. En plus de vivre un train d'enfer avec l'artiste, le manager doit se lever plus tôt, se coucher plus tard et utiliser chaque temps mort pour justement planifier les moments avec l'artiste. Chapeau."

Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire?
"Je voudrais qu'Il me demande si je veux y retourner. J'aime trop la vie pour penser à la quitter."

Auteur: Jonathan Choquette