8 decembre 2003

8 décembre 2003

Le chanteur revient avec l'album de ses rêves 

C'est avec un large sourire que Garou s'est prêté aux nombreuses entrevues au bar Le Living Room à Sherbrooke pour la sortie de son dernier album francophone, Reviens.

Garou à la bonne franquette

Jean-Luc Lorry (La Voix de l'Est, SHERBROOKE)

Garou nous revient avec un nouvel album francophone. Seize pièces racées, authentiques, passionnées, écrites par les plumes les plus prestigieuses.

"C'est l'album de mes rêves!", laisse tomber Garou à propos de Reviens, un disque dont les chansons sont signées par quelques-uns des plus grands auteurs-compositeurs.

La rencontre avec ce futur "monstre sacré" de la chanson francophone était prévue en une fin d'après-midi au Living Room, un bar branché au décor cosy de Sherbrooke, la ville natale du chanteur.

"Ici au Living Room, j'ai joué pendant des années. C'est génial de faire aujourd'hui des entrevues ici, il ne manque plus que mes musiciens!" Tel est Garou, spontané, souriant, prêt à démarrer une chanson comme au temps où il se produisait lui et sa "Sherbrooke Mafia" dans les bars de la région.

Luc Plamondon me disait lors d'une entrevue en avril dernier, "Garou irradie la place lorsqu'il pénètre quelque part". Le célèbre parolier avait raison, l'homme possède un charisme à tout casser.

Plus rock

Peut-on qualifier Reviens d' album plus rock que le précédent? "Oui, sûrement. C'était la volonté de tous de faire un album plus rock. Je l'ai fait pour mon public francophone qui m'a tellement donné", répond le chanteur.

Si Garou s'est lancé dans l'aventure d'un second album en français, c'est essentiellement dû au retard calculé de son album anglophone, dont le lancement se fera à l'échelle planétaire. "L'album en anglais est prêt à 70 %. Si René Angélil (manager de Garou) prenait la décision de le sortir la semaine prochaine, ce serait possible. La sortie du disque est prévue pour la fin de l'été 2004."

"J'ai signé avec René pour faire une carrière internationale. Son objectif est de faire de moi le numéro un mondial de la chanson. Moi j'y crois moins, parce que je n'ai pas la voix de Céline, ni son ambition et sa force de travail. Mais si ça marche, je ne serais pas déçu!", poursuit Garou en riant.

Et pour que le plaisir soit total, les plus grands auteurs de la chanson francophone sont venus apporter leur pierre à l'édifice Garou. Luc Plamondon (son père spirituel), Didier Barbelivien, Éric Lapointe, Gérald de Palmas (J'étais sur la route toute la sainte journée...) et rien d'autre que les quatre types de l'album de Céline Dion (dont l'incontournable Jean-Jacques Goldman) font partie de cette distribution de rêve.

"Tous les créateurs de l'album sont venus me voir en show. Je pense que Jean-Jacques a eu l'idée de la pièce Les filles (interprétée sur un fond de guitare acoustique) quand il m'a entendu chanter à Bercy (le Centre Bell pour les Français) Salut les amoureux de Joe Dassin", confie Garou.

Ce dernier album s'est fait très rapidement, presque à la bonne franquette, entre copains. "En juin 2003, on s'est dit: on va faire l'album. Au début, j'ai reçu jusqu'à 100 chansons. Pour ce disque, on ne voulait pas travailler en perfectionnistes mais plutôt en émotifs", laisse-t-il entendre.

Et lorsqu'on collabore avec des pointures de la musique, les choses vont vite, très vite.

"On a enregistré jusqu'à trois chansons par jour. Neuf chansons sur les 16 sont écrites par les quatre gars (Jean-Jacques Goldman, Gildas Arzel, Érick Benzi et Jacques Veneruso)."

À Granby?

Après cet album, Garou prépare une tournée. Mais rien pour le moment n'est coulé dans le béton pour les dates de son prochain tour de chant.

"Cette tournée sera différente de la précédente (où les grandes salles étaient privilégiées). Avant la tournée européenne, il sera question d'une tournée à travers le Québec. Évidemment à Sherbrooke mais j'espère aussi à Granby. On va trouver le moyen de se rendre dans de petites salles", espère vivement l'ex-bossu de Notre-Dame.