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Illustre, 3 decembre 2003
20 aout 2004
Garou à
Carthage : Songe dune nuit dété

Tour à tour
bluesman, rocker, chanteur de charme, romantique et séduisant,
Garou a offert avant-hier au public lune des plus belles
soirées du Festival de Carthage 2004.
Garou nen croyait pas ses yeux. Cétait pourtant
vrai. Les gradins du théâtre romain de Carthage étaient
archipleins mardi soir, à loccasion de son premier gala en
terre arabe. Plus de dix mille spectateurs en majorité des
jeunes (surtout des filles) étaient venus lui faire une ovation
exceptionnelle, sincère et chaleureuse.
«Je remercie ceux qui mont donné la chance dêtre
ici ce soir», dit-il, avant de descendre et de serrer fort dans
ses bras son Excellence, Wilfrid Guy Licari, lambassadeur
du Canada en Tunisie sous le regard satisfait du ministre de la
Culture, M. Abdelbaki Hermassi.
A un moment, le chanteur québécois sest mis à genoux en
signe de gratitude pour un public qui le portait à bout de bras
et qui reprenait en chur chacun de ses refrains.
La soirée était mise, il est vrai, sous le signe de lamour
: lamour du chanteur pour son art et lamour du public
pour sa star. «Cest une soirée fabuleuse, cest
super!», lance encore Garou, avant dinterpréter sa
chanson fétiche «Belle» qui la propulsé au firmament du
show-biz.
Sa voix délicieusement éraillée, qui rappelle celle de ses
maîtres Louis Amstrong et Joe Cocker, son physique de mannequin,
ses yeux dun bleu céleste, ses sourires ensorcelants, sa
joie communicative : Garou a tout pour séduire. Sa simplicité,
sa modestie, sa spontanéité sont aussi ses atouts. En dansant,
en allant à la rencontre de ses fans pour les toucher, les
embraser et partager avec eux livresse du rythme et des
mélodies, cet ancien barman converti à la chanson simpose
aujourdhui comme une valeur sûre de la scène musicale
mondiale à linstar de sa compatriote et mentor Céline
Dion.
Comme pour rendre hommage à ses aînés qui lui ont fait aimer
son métier de chanteur, Garou a aussi interprété «La
Bohême» de Charles Aznavour, «Georgia» de Ray Charles «I
feel good» de Brown (au piano comme ces derniers) et «Every
body needs some body» de Stevie Wonder
A chaque fois, le chanteur blond a mis un peu de son cur,
de son âme et de sa sensibilité au grand bonheur de son public
qui était débout presque toute la soirée qui a largement
dépassé les cent cinq minutes prévues.
Garou se rappellera sans doute de son escapade en terre
africaine. Il noubliera pas de sitôt sa «fabuleuse
soirée» carthaginoise. Le public non plus.
Zohra ABID

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