|
|
|
30 aout 2004 GAROU A CARTHAGEVoyage dexception ![]() Mercredi 16 août au soir, le théâtre mythique de Carthage a renoué, le temps dun gala total, avec ses meilleurs moments dantan, lorsquil drainait la foule pour partager les plaisirs de lécoute et de la vue sur scène des grandes stars à dimension universelle. Garou y était pour la première fois avec ses paroles, sa voix, sa guitare, sa troupe de virtuose, ses déplacements sur scène et dans les gradins, touchant, amusant et se faisant plaisir dans et par le partage de lamour de la musique avec un public acquis Le contact était si fort entre la vedette et ses valeureux fans, quil est devenu fusionnel De «Notre Dame de Paris», à «Adieu», deux heures de communion, à inscrire dans lactif de Carthage ce festival et cette enceinte si propice et adaptable à la merci et à tous les vents (de qualité) venus dOrient et dOccident. Vibrer, danser, marquer des poses de quelques secondes pour la transition, passer dun album à un autre, dune reprise à une autre et aller vers lautre quil rencontrait pour la première fois de sa vie, étaient les ingrédients choisis par Garou pour sa soirée à Carthage. Nous avons vécu, à guichets fermés, aux rythmes dun cocktail pacifique de musique et chants allant du lyrique au Rock avec des influences blues et jazz au passage dans les deux langues, celle de Molière si aimée des Québécois et langlais si propice à sa «reconnaissance» internationale Forme splendide Garou était en forme ce soir-là. Après le Zénith, il est venu à Carthage avec beaucoup de motivations. Navait-il pas dit à Tunis-Hebdo la veille, à sa descente de lavion le ramenant de Nice à Tunis : «Je suis ici pour la première fois dans une tournée desprit festivalier où jai lintention de chanter «Notre Dame de Paris» sans laquelle je ne serai pas ici chez vous, avec des reprises de mes deux CD». «Notre Dame de Paris», avait changé la vie de Garou. Elle lui a permis comme il nous la précisé de sessayer «dans les mélodies lyriques». Avec Céline Dion, il ne récidive pas. Il est son complice puisque les deux ont un seul producteur. Hommage à Céline Dion Et à Carthage, il a repris son duo avec Célinec avec une autre voix féminine), dans un des moments les plus forts de la soirée. Là, la star a bien senti la chaleur et la valeur de son public, puisquil répétait avec lui les paroles éternelles de ce beau tube. Lhomme et lartiste nont fait quun dans la générosité des sentiments et de leffort pour transmettre les émotions et mettre les meilleurs mélomanes dans latmosphère québécoise faite elle aussi comme la tunisienne, de mélange de cultures et de sensibilité. Comme il a déjà fait ses preuves dans le maniement des instruments de musique, de la trompette au piano, de lharmonica à la guitare, il communiquait à lil avec ses musiciens et enchaînait sans difficultés, de «Si la vie», «Gitan» de son dernier album, à «Ne ten va pas», «Lacte de lamour», «Pour lamour dune femme» ou «les filles pensent» Fusion totale «Belle» de «Notre Dame de Paris» a électrisé lassistance. Debout ou assis, en mouvements, ou en position plastique, Garou, ne laissait personne indifférent. Avec «Belle», aucune distance ne le séparait plus de son public Les «tractations», les «avances», les un pas en avant deux pas en arrière, se poursuivaient. Carthage est allé loin, ailleurs, dans un état second, leffet de masse jouant crescendo, la musique alternant le fort et le moins fort, les paroles invitaient à sexorciser pour explorer plus et mieux les sentiers des sentiments les plus forts. On se croirait sur une autre planète Une autre reprise quil na pas faite depuis longtemps : «La Bohème», de Charles Aznavour. Elle nest pas facile. Et cétait le cadeau à son public de Carthage. «Lamour est violent», un tube fort connu, sera suivi par la reprise célèbre du duo chanté avec Céline Dion, «Seul», pour chuter progressivement vers la fin où il ne quittera pas le public sans lui improviser «Adieu». De pareilles soirées, tout le monde en redemande. Comme le dit la chanson «A dieu» il y aura un retour avec Garou certainement H.B. |